Postures

Les postures de l’accompagnement

ce texte, résumé, est le fil conducteur de la formation que j’organise sur

l’accompagnement d’adultes

L’accompagnement se construit selon quatre axes:

  1. l’accordage

  2. le décodage

  3. le recadrage

  4. le balisage

Les postures constituent une référence de base pour le travail d’accompagnement. Malheureusement, il n’existe pas de texte sur le sujet. J’ai donc rassemblé mes notes personnelles et celles que j’ai reprises lors d’un entretien que Jacques Dekoninck a eu l’amabilité de m’accorder, en 2013.

Ces postures constituent les fondements philosophiques de l’accompagnement. J’appelle le schéma, qui suit ce texte, « le Phare de l’accompagnement», car les quatre postures constituent le repère du champ. Généralement, le travail va chronologiquement de la première à la quatrième posture. Il y a cependant un travail de va et vient. L’accompagnement passe d’une posture à l’autre comme une boussole. Ces quatre postures sont :

L’accordage     – La posture compréhensive

Le décodage    – La posture herméneutique

Le recadrage    – La posture maïeutique

Le balisage       – La posture stratégique

Il s’agit donc d’un travail

de présence

de sens donné à l’histoire

d’émergence sur les nouvelles histoires

sur l’alliance au sujet du chemin qu’on va mettre en place.

L’accordage

La clé de la posture est l’accordage. Par clé, il faut entendre : la base, le fondement, le titre. C’est la posture compréhensive, la première.

Cette posture sans intentionnalité. Christian LESTIENNE parle, d’inclure dans la posture l’IPRADIA (Intensité de Présence Attentive Dépouillée d’Intentionnalité et d’Attente). Dans cette posture, l’accompagnateur va laisser la personne émerger.  Cette posture est celle de l’art de l’empathie.

Le décodage

Le décodage est  l’explication et a recherche des causes. Cette posture se réfère à l’analyse, qui étymologiquement veut dire « décomposer ». Le mot n’a pas le sens de psychanalyse.

Cette posture est l’art de la méthode, qui elle n’a de sens que si elle questionne la pratique. Comment cela s’est-il construit ? Quel en est le sens ?

Le recadrage

Le mot recadrage vient de la Programmation neurolinguistique, qui l’a repris du constructionnisme. Le référent est dialogique. Il suit le dialogue. Recadrer signifie aussi : comment vais-je dire ou voir les choses autrement. Il s’agit donc de laisser advenir une nouvelle construction. Cette posture est maïeutique, elle est l’art de l’accouchement par le questionnement.

C’est une pensée critique qui pose trois questions fondamentales: que penses-tu, que sens-tu, que fais-tu ?

Le recadrage est une ouverture à des chemins inattendus, à celui des nouvelles idées et de la démarche de permissive.

Le balisage

Le balisage est la coordination de l’action et a pour référent le constructivisme. Il s’agit d’intégrer une nouvelle histoire. Il s’agit de savoir concrètement ce que la personne accompagnée va faire. C’est la coordination de l’action.

La posture de balisage est orientée vers des solutions. C’est le moment de modifier les interactions qui vont changer le problème. L’étape est pragmatique.

Cette étape de concrétisation permet de sortir de l’utopie et répond aux trois principes suivants :

ne pas chercher à réparer ce qui n’est pas cassé

répéter ce qui fonctionne bien

ne pas répéter ce qui ne fonctionne pas

 postures

© André LEVEAUX

Theux, octobre 2013